Avant les mots
- Bruno Seccia
- Jan 1, 2026
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Il y a des histoires qu’on écrit pour soi.
Elles restent dans des carnets fermés,
dans des tiroirs
qu’on n’ouvre que les soirs d’orage.
Elles ne demandent rien, sinon
d’exister en silence.
Et puis il y a les autres.
Celles qui vous arrachent des mains,
qu’on vous pousse à lire,
à montrer, à publier.
Elles changent de nature dès qu’elles
quittent leur refuge.
J’ai longtemps cru que les mots
m’appartenaient
tant qu’ils restaient invisibles.
J’ai appris que ce n’était pas vrai.
Extrait de L’Accord Invisible


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